DOSSIER Réussite & Carrière

Réussite
DOSSIER REUSSITE,

CARRIERE & PROSPECTIVE

Pour les dirigeants

d'aujourd'hui et demain...


 DOSSIER REUSSITE,

CARRIERE & PROSPECTIVE

Pour les dirigeants

d'aujourd'hui et demain... 


Qu'est-ce que réussir aujourd'hui ?

Qu'est-ce que réussir aujourd'hui dans un monde complexe où le changement permanent bouscule  tendance et clichés sociaux qui définissent les symboles de pouvoir et de reconnaissance ?

De nouvelles priorités pour génération en quête de sens

En période de crise, les remises en question de notre économie et société de consommation sont à la Une des débats : après une période de flottement,  les situations financières de nos proches voisins méditerranéens entrainent l'incertitude. L'Europe, mais  pour combien de temps encore ? Alors,  sur le vieux continent, des voix s'élèvent pour un monde plus solidaire, juste et équitable comme 'les indignés'.  Car lorsque la confiance s'effrite et que même les puissants semblent perdus, le monde a peur et remet en question ses priorités. Celles-ci semblent donc bien différentes pour la génération Y qui a fait couler beaucoup d'encre. Ces 15-34 ans élevés au zapping et à la télé réalité ont peut-être davantage les pieds sur Terre que ce que l'on croit. Une enquête IPSOS - Nokia menée en Février 2011 auprès de plus 1000 personnes révèle que 88% des 15-34 ans assimilent la réussite aux petits bonheurs quotidiens. Et d'après une étude ISPSOS 2009, seuls 27% des adolescents considèrent que tout le monde a les mêmes chances de réussite. Une raison de plus pour privilégier les bonheurs qui ne s'achètent pas : famille, amis, réseau et valeurs comme l'entraide, le partage, le don de soi... Car si il y a un changement positif, c'est bien celui-là : fini l'individualisme, les jeunes veulent réussir en groupe et le partager (notamment grâce aux réseaux sociaux) !

 

Sens du Partage et équilibre

Alors une vie réussie, c'est avant tout la réalisation de soi dans un projet collectif, l'authenticité, un travail dans lequel on trouve du sens avec un savant équilibre entre sa vie privée et professionnelle. 'Je vais me diriger vers un master de développement durable et une école de théâtre l'année prochaine. Aujourd'hui je me sens en apnée, sans aucunes perspectives ni latitudes dans mon poste. Mon responsable ne daigne même pas me lancer un regard pour me parler, il joue sur son Blackberry pendant qu'il me donne ses directives...', affirme Lydia, 26 ans diplômée d'école de commerce et  travaillant à la Défense comme conseillère financière. En termes de marque, d'après IPSOS 2011, 'les symboles de réussite des 15-34 ans sont issus du web : 'Google, Facebook, Microsoft. Mais on retrouve aussi l'UNICEF dans les résultats. Les marques de luxe sont en revanche ostensiblement rejetées, pour des causes de superficialité et de paraître.' Cyril Cachat, dirigeant de H3C Energies le confirme : Nous avons eu plusieurs départ de jeunes souhaitant faire le tour du monde ou s'engager dans l'humanitaire...' La nouvelle génération entraine avec elle les entreprises dans un souffle nouveau et positif, notamment en termes d'égalité et de mixité. Leurs modèles ? Bill Gates ou Barack Obama, des hommes éthiques et généreux.

 

Managers et dirigeants :

Anticiper les défis de demain !

Les managers et dirigeants doivent s'adapter à un monde et des entreprises de plus en plus complexes en changement permanent. Une complexité en grande partie causée par la mondialisation, la mobilité et les nouvelles aspirations des collaborateurs : comment gérer ces évolutions tout en mettant la  performance économique au même niveau que la performance sociale ?

Une entreprise de sens, c'est ce que promeut Michel Meunier, Président du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) :' Lutter contre le stress, développer la motivation, donner du sens, remobiliser les collaborateurs autour d'un vrai projet d'entreprise, autant de challenges pour que les entreprises retrouvent du sens et de la crédibilité dans l'opinion publique, l'entreprise étant l'un des derniers lieux de partage, d'évolution humaine et culturelle.' D'autant plus que l'attitude et les désirs profonds des nouvelles générations comme les nouveaux enjeux liés à l'accélération de la mondialisation, la diffusion des nouvelles technologies, aux évolutions sociétales, la persistance d'un chômage de masse depuis 30 ans, ainsi que les effets de la crise économique sont à anticiper par l'économie, l'état et les entreprises. Celles-ci sont donc entrainées vers une exigence de performance économique mais aussi sociétale et sociale.

 

Que sera le travail en 2030 ? (photo logo centre d'analyse stratégique)

 Le Centre d'analyse stratégique français (institution d'expertise et d'aide à la décision placée auprès du Premier ministre) a piloté, durant un an, un groupe de travail qui a cherché à répondre à cinq questions concrètes sur le travail en 2030 : pourquoi, pour qui, comment, quand et où travaille-t-on ? Cette commission affirme qu'à l'horizon de vingt ans, la diversité des formes organisationnelles devrait perdurer. Toutefois, la forme apprenante se diffusera davantage pour représenter une majorité de salariés. La forme simple se maintiendra au niveau actuel (10 %), tandis  que la  lean production et la forme taylorienne régresseront quelque peu (20 % et 15 %) en raison d'au moins trois phénomènes : les TIC, l'économie de la connaissance et les aspirations des travailleurs.'

 

Développement & valorisation de la fonction RH dans une stratégie globale  plus visionnaire et prospective de son entreprise...

On peut noter deux grandes évolutions à venir dans la gouvernance d'entreprise : premièrement un rôle prépondérant des services Ressources Humaines, et deuxièmement : le partage d'une vision stratégique clairement énoncée.

Un rôle prépondérant des ressources humaines

Le rapport prospectif du Comité d'Analyse Stratégique anticipe que  'la question de la santé au travail, qui a connu un regain ,  demeurera au cœur des préoccupations des Français les vingt prochaines années (porosité croissante entre santé au travail et santé publique ; risques liés à l'apparition de nouveaux modes de production ou de nouveaux produits ; allongement de la durée d'activité liée à la réforme des retraites et à la nécessité d'augmenter le taux d'activité des seniors), en relation avec d'autres évolutions telles que le vieillissement de la population ou le développement durable.' De plus, 'les mutations technologiques, les évolutions de la demande des consommateurs et la concurrence internationale nécessitent une adaptation permanente des entreprises qui se traduit par le besoin d'une augmentation du niveau des qualifications des salariés et/ou d'une adaptation à de nouvelles techniques de production. Au-delà de la conclusion d'accords de GPEC, l'important est la prise de conscience par les responsables d'entreprises de l'importance d'une démarche prévisionnelle en matière de GRH. Dans les vingt prochaines années,  cette « révolution culturelle » de la gestion de l'emploi par les entreprises est possible et souhaitable'.

De plus, les problématiques de fidélisation des collaborateurs sont de plus en plus importantes, notamment avec des pénuries de talents dans certains secteurs de pointe: 'Nous avons de plus en plus de mal à recruter et fidéliser sur des marchés comme les nouvelles technologies qui repartent très fort !' affirme un responsable de chez Assystem, société de conseil en ingénierie cotée en Bourse. La fidélisation des collaborateurs passe donc par la mise en place de conditions matérielles et financières attractives, mais aussi d'un projet de carrière et d'entreprise auquel les collaborateurs adhèrent. Les ressources humaines devront donc être particulièrement valorisées et auront un rôle prédominant à jouer au cœur des entreprises.

Un cercle de direction renforcée pour une vision stratégique et prospective globale

Alors que la visibilité à long terme semble aujourd'hui plus que jamais difficile, une nécessité de prospective engendre un réel besoin de savoir s'entourer des meilleurs collaborateurs et de créer un cercle de direction efficace aux compétences complémentaires. Ce cercle de direction permettra au dirigeant à la fois de s'élever et de porter un regard visionnaire sur son entreprise, son marché ; tout en disposant de relais de proximité. Les ressources humaines devront notamment prendre davantage de responsabilités et de poids au sein des comités de direction.

Une modification des espaces-temps entraine une attention particulière à la communication et la cohésion d'équipe

Une autre problématique importante est celle du maintien de la communication et du lien avec et entre les collaborateurs pour lutter contre la démotivation et la solitude tout en poussant à l'entrepreneuriat et la responsabilité de chaque salarié. Les managers  devront créer et maintenir une cohésion au sein d'équipes de plus en plus disparates au niveau de la localisation, la culture, l'origine social, l'âge, et les compétences alors que la hiérarchie tendra à devenir plus plate.  Une enquête menée par le cabinet Deloitte en novembre 2010 auprès de 400 étudiants d'écoles de commerce, ingénieur, université et actuariat a ainsi posé la question : 'Quelle serait l'organisation de l'entreprise idéale de demain ?'. Réponse : en réseau, sans différences hiérarchiques, et virtuelle (basée sur le travail à distance et la mobilité) pour 67% ! Déjà en 1995, moins de 40 % des actifs travaillaient en un lieu fixe et uniquement du lundi au vendredi. C'est bien une modification des espaces-temps qui est à l'œuvre...  Une récente étude menée par Skype et GigaOM (réalisée auprès  de 1 000 personnes issues d'entreprises américaines de 1 à +2 500 personnes) démontre notamment que '82% des personnes sondées souhaiteraient que le choix du lieu de travail par l'employé devienne une norme et considère que l'adoption ou non d'un fonctionnement de travail à distance doit être un choix libre sans jamais être imposé.' D'après l'étude, les outils de communication de demain, déjà en grande progression seront bels et bien les réseaux sociaux et la vidéo conférence.

De même, l'étude Deloitte témoigne de l'environnement de travail idéal des étudiants en grandes écoles : 'qui se caractérise par : un poste dans l'entreprise (92%) plutôt que du télétravail (8%), de préférence nomade (65%), en équipe (90%), avec des horaires flexibles (86%), la possibilité de pouvoir travailler aussi bien de chez soi que du bureau (96%), des tâches polyvalentes (86%), un bureau en open space (52%) et un équipement complet d'outils technologiques (84%).' Ce qui démontre bien la croissance du travail flexible, et si à distance encadré avec un besoin d'une autonomie parcimonieusement régulée. 

Une autonomie et une responsabilité des collaborateurs renforcée !

La même étude présente de façon flagrante l'autonomie et la responsabilité que chaque collaborateur souhaite assumer : 94% des étudiants interrogés souhaitent intégrer une entreprise au management participatif avec pour qualité qu'il soit centré sur les relations à 84%, plutôt que sur les tâches (16%).  C'est ainsi que W. Bridges (la Conquête du travail, Village Mondial, Paris 1995),  un des instigateurs de la théorie de l'entrepreneur depuis les années 80, déclare que 'le travail salarial, tel que nous le connaissons, l'emploi, est une création historique sur le déclin.L'organisation actuelle a pour but de répondre aux exigences de la productivité dans une situation d'urgence et de mutation rapide.' Il  prévoit 'le tout-marché' où chacun 'doit se considérer comme une entité économique à part entière et non comme une composante à la recherche du tout dans lequel elle pourra fonctionner'. Mais attention au mythe de l'entrepreneur, avaient déjà prévenu Sophie Boutiller et  Dimitri Uzunidis en 1999, maitres de conférences à l'Université du Littoral Dunkerque. La légende de l'entrepreneur  (livre paru aux éditions SYROS en 1999) remet ainsi les pendules à l'heure, en montrant comment le mythe s'est construit dans la théorie économique, aussi bien que dans le discours social en démontrant comment la réussite entrepreneuriale est toujours une œuvre collective : il n'y a pas de réussite sans un capital social.


Quel sera le profil du dirigeant de demain?

89% des Français ont révélé lors d'une récente étude (Ciel et CCI-Entreprendre sur un échantillon de plus de 1000 personnes en France) qu'ils attribuaient aux entrepreneurs un rôle majeur dans le développement économique local. 86% les définissent comme « les emplois de demain », voyant en eux un véritable potentiel de recrutement. Alors, sont-ils aussi favorables avec les dirigeants de grands groupes et quelles seront les qualités nécessaires pour être un bon dirigeant à l'avenir?

Un entrepreneur avant tout...

Il existe aujourd'hui un malaise et une incompréhension entre salariés et dirigeants dans beaucoup de grands groupes. En effet, en 2010, les Français (de droite comme de gauche) font une réelle distinction entre les patrons de TPE/PME et les dirigeants de grandes entreprises : 87% des Français prêtent ainsi des vertus de confiance et de dynamisme aux patrons de TPE/PME... contre seulement 30% de confiance accordée aux dirigeants de grandes entreprises. La moitié des français interrogés (52%) voient l'entrepreneur comme un « chef d'entreprise »,  par opposition au dirigeant d'un groupe. Pourtant, l'esprit entrepreneurial devra obligatoirement être développé par n'importe quel salarié et particulièrement chez les managers, quel que soit leur périmètre de responsabilités. Ce que l'on constate notamment chez Altran CIS  (cabinet de conseil en informatique), où de jeunes managers ont à gérer un panel de responsabilité important.

Photo Portrait Delphine Berhuy

Légende : Delphine Berhuy, Business Manager chez Altran

 Delphine Berhuy, Business Manager de 29 ans témoigne de cette expérience :

 ' Chez Altran depuis plus d'un an, j'occupe la fonction de Business Manager. Ce poste est complet et  requiert trois compétences clés : l'aspect commercial, la GRH et le management d'équipe.  Il s'agit de manager son centre de profit tout en prenant en considération l'aspect humain de la fonction ainsi que les objectifs de croissance visés par l'entreprise. Les principales missions sont l'élaboration, la mise en place et le suivi de la stratégie de croissance de l'activité via un business plan réalisé en début d'année, ainsi que le développement et la  fidélisation d'un portefeuille clients à travers la détection de projets d'ingénierie.  Et il est nécessaire de recruter,  manager l'équipe de consultants que l'on se constitue, et suivre les carrières de ceux-ci. Enfin, la rentabilité globale de l'activité et du compte d'exploitation doit être pilotée rigoureusement. Des compétences en gestion sont donc  essentielles pour réussir car les impacts financiers sont directement répercutés sur le compte d'exploitation du Business Manager. Il faut faire preuve d'initiative et de réactivité avec un esprit entrepreneurial très important.'

La Formation des grandes écoles ne suffit plus !

Une étude annuelle de l'Ecole des Mines choisit les 500 grandes entreprises mondiales et en compare la provenance des dirigeants.  On y découvre que seules 15  écoles dans le monde ont produit quatre dirigeants ou plus de grandes entreprises, 28 trois dirigeants ou plus et 58 deux dirigeants. La France est, de par le monde appréciée pour la qualité de ses formations, mais également décriée pour l'élitisme de ses recrutements, qui ne permettent pas toujours de diversifier les profils et de faire accéder à de hautes fonctions des personnes issues de cursus différents.

D'autant plus, que la formation n'est pas le seul critère de réussite d'un grand dirigeant. Comme l'évoque François- Xavier Dudouet et Eric Grémont dans leur ouvrage Les grands patrons en France, paru  chez Lignes de Repères en 2010 : 'Pour crucial que puisse être le capital scolaire dans la production des élites économiques, il ne suffit pas à lui seul pour accéder à la tête des grandes entreprises et surtout de s'y maintenir.  (...) Les titres et relations sont autant de ressources qui fondent « le poids social » d'un individu dans un milieu déterminé. Pour ceux qui savent les décrypter, ils donnent la mesure précise de l'importance d'un individu : donc de la légitimité de ses ambitions et prétentions. (...) Le monde des grands patrons est structuré par des valeurs qui ne sont pas uniquement matérielles (...), elles sont fortement dépendantes des ressources sociales et symboliques qui en conditionnent l'accès.'  Les auteurs font ainsi référence à l'investissement social et culturel dans des institutions, ainsi que le développement d'une vraie personnalité hors des qualités professionnelles. Concernant les dirigeants de TPE et PME, la formation qu'ils ont suivie est relativement variée et les entrepreneurs autodidactes se multiplient.

Une vision mondiale de l'économie et de son business

Un critère commun et nécessaire à tout dirigeant, qu'il soit de petite, moyenne ou grande entreprise sera une ouverture internationale et une capacité à appréhender les enjeux des différentes cultures , modes de pensée, en ayant idéalement quelques expériences à l'étranger. L'Inde, la Chine et le Brésil représente ainsi plus de 40 % de la population mondiale, et cette proportion ne cesse de croître. En plus de l'anglais, bientôt incontournable, les managers et dirigeants de demain auront intérêt à maîtriser au moins une langue "rare" parmi lesquelles le chinois, l'hindi ou le portugais.

Des valeurs éthiques et sociales indispensables

Les entrepreneurs de la nouvelle génération choisissent de plus en plus de s'investir dans des activités où la valeur sociétale de l'entreprise est prise en compte à l'image de Faguo Shoes (un arbre planté pour une paire de chaussure produite) ou encore Jimmy Fairly, qui propose le don d'une paire de lunettes pour une fabriquée et qui a choisit d'implanter sa production en France. Que ce soit en tant qu'entrepreneur ou dirigeant au sein d'un grand groupe, des qualités relationnelles et une sensibilité humaniste deviennent indispensables. Le dirigeant de demain devra  être vecteur de valeurs fortes comme la générosité, la responsabilité, l'honnêteté et l'intégrité.  Les collaborateurs auront besoin d'un sens et d'une direction éthique pour qu'ils se mobilisent autour d'un projet d'entreprise qui passionne et leur donne envie de s'investir.

Savoir s'entourer

Le bon dirigeant sera avant tout celui qui saura s'entourer et privilégier l'équipe, le groupe à la réussite individuelle.  Le dirigeant de demain doit de plus en plus faire preuve d'un partage des responsabilités pour fédérer mais aussi recruter et garder les collaborateurs les plus compétents et complémentaires. Il devra développer toutes ses intelligences et toutes les intelligences qui l'entourent en établissant une relation de proximité avec ses proches collaborateurs et ses salariés.

Proximité & Partage de l'information

Il sera particulièrement apte à observer, détecter les signaux faibles,  trier, analyser et partager l'information de manière efficace et transparente. Il est à noter que pour les entrepreneurs eux-mêmes, un entrepreneur idéal est avant tout celui qui fait partager sa passion (1ère position avec 41% des réponses). Le dirigeant doit donc être en mesure de faire 'descendre' l'information et s'entourer de relais capables de communiquer la vision stratégique et les ambitions de l'entreprise, qu'ils soient humains ou organisationnels par le biais des nouvelles technologies et des réseaux sociaux internes à l'entreprise. Hubert Landier,  spécialiste en management,  a relaté que lors d'une de ses missions, ils avaient été témoin du désarroi de salariés déclarant : 'Pour nous la Terre est ronde, mais pour nos dirigeants à Paris, elle est plate'. Ce n'est plus possible !

Un dirigeant 3.0

Le dirigeant de demain saura cerner les enjeux numériques et de communication virtuelle. Cela nécessite une présence, une implication et une compréhension quasi-incontournable des enjeux des réseaux sociaux où ils devront contribuer à leur e-reputation sur le web et en interne.

Organisation & Délégation

Pour mener à bien sa mission de leader et  visionnaire, il devra mettre en place une organisation souple et transversale, en repensant l'aménagement du temps de travail des cadres, la distribution des responsabilités et des tâches de façon plus égalitaires et moins conventionnelles.

Les managers de proximité devront reprendre un rôle social capital. Ce que prouve une récente enquête BPI sur 6800 salariés dans 11 pays début 2011 : 'En moyenne 75 % des salariés interrogés reconnaissent à leur supérieur hiérarchique direct un impact significatif ou très significatif sur leur attachement à l'entreprise notamment en Italie, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Roumanie et au Canada. Cela appuiera le principe selon lequel on entre dans une entreprise on quitte un patron. La relation personnelle, la proximité, les conditions de travail avec son manager priment. Dès lors, pour renforcer l'engagement du salarié, il faudra agir sur des leviers tels que l'équité, le respect, le soutien en cas de difficulté ou encore la confiance.'

 

 

Regards d'Experts sur les grands dirigeants et l'intelligence

 

Ancelet-Adeios-copie-1.JPG

Les points clés de réussite des grands dirigeants selon Jean-Claude ANCELET, dirigeant du cabinet ADEIOS et expert pour l'association Progrès Management (AMS).

 

 

L'association AMS permet aux dirigeants de se réunir pour se former une journée par mois. Le club compte aujourd'hui 400 relais en Europe. S'y côtoient dirigeants de grands groupes et PME qu'a donc pu observer Jean-Claude ANCELET. Pour lui, la situation est très positive puisque l'arrivée des nouvelles générations et la globalisation oblige les dirigeants français à s'ouvrir, alors qu'ils sont culturellement enfermés dans une formation grandes écoles et un réseau lié qui ne suffit plus.

 

Un don de 'visionnaire'

Il a d'ailleurs noté que les grands dirigeants qui durent dans le temps, sont avant tout ce qui ont une capacité qu'il définit comme 'un don' à avoir une vision stratégique sur plusieurs années. Ils savent décrypter les marchés et adapter leurs produits en corrélation avec une perspective planétaire et géostratégique. 'Ils sont 'au-dessus de la mêlée... Un bon exemple est Jean-Louis BEFFA qui a amené l'enseigne SODEXO à devenir un groupe de distribution alors qu'elle était dans le verre et la raffinerie à l'origine.... Ceux qui restent trop dans l'immédiateté, les marchés financiers, la bourse, sont trop dans le court terme. Ce qui n'empêche pas les  visionnaires d'avoir des résultats probants, mais ils ont une réelle capacité à anticiper, sentir et imaginer l'avenir. Je ne crois pas que cela s'apprenne à l'école' remarque Jean-Claude ANCELET.

 

La 'touche personnelle' des grands dirigeants

Le deuxième grand atout des dirigeants est d'après lui cette capacité à s'entourer de profils différents et de pointures. Puis, enfin, il s'agira de 'la touche personnelle : celle qui permet d'identifier l'homme derrière le dirigeant et de le rendre proche, accessible. Ce qui est particulièrement demandé par les nouvelles générations, qui veulent avoir un accès direct avec le leader maximal. Ces hommes d'exception qui réussissent plus que les autres, ont en général toujours des valeurs, des croyances personnelles, des courants de pensée qui les guide. Leur culture ou leur lecture font d'eux des hommes fragiles et humbles, qui sont petits devant quelque chose qui les dépasse et qu'ils admirent. Comme Bernard Arnault, président du groupe LVMH, qui est passionnée par l'Art.  La figure du Patron Dieu le Père, ou du Patron Star est totalement dépassé. Les conseillers en communication et les RH ne doivent plus aider leur dirigeant à communiquer vers les médias, mais directement vers leurs salariés ! La clé humaine est une donnée essentielle de la performance.'

 

Le mot magique est l'engagement...

Les défis qui permettront aux dirigeants d'assurer au mieux leur rôle seront la prise de risque dans  l'intégration de collaborateurs internationaux ou d'autres horizons, à qui ils donneront des responsabilités. Tout cela permettra de sortir du côté confrérie et élitisme français. Il s'agira d'appliquer des méthodes de management modernes comme le Lean Management ou l'Excellence Opérationnelle. Utiliser à bon escient les nouveaux moyens de communication et profiter des opportunités de visibilité qu'ils peuvent offrir avec une transparence et réactivité incroyable est capital. Enfin, le mot magique et en vogue dans les grands groupes aujourd'hui est 'L'ENGAGEMENT'. Comment impliquer et faire en sorte que les collaborateurs donnent le meilleur d'eux-mêmes ?  On comprend bien que ce n'est pas qu'une question monétaire, ni de promotion individuelle, mais qu'il faut à présent que chaque collaborateur se sente dans un collectif qui lui plait. Après la période des années 30 et de l'ascenseur social où chacun faisait ce qu'il avait à faire sans trop se poser de questions, il est indispensable de proposer aux nouvelles générations une co-construction, sans imposer un modèle dans une forme d'équité où ils peuvent se construire en étant acteur.

 

En conclusion, je pense que toutes ces évolutions sont très positives et que les grands patrons vont évoluer au contact du monde et s'ouvrir. Ils ont maintenant plus de pression sur leur personnalité que sur l'aspect organisationnel et financier : la grande école ne suffit plus... Concernant les patrons de PME, ils subissent encore d'autres problématiques (administratifs, politique, héritage, succession) et ont souvent la tête dans le guidon. Car le patronnât est réellement à 2 vitesses en France.'

 


Y a - t-il une intelligence de la Réussite ? 

photo-portrait-Pierre-Achard.JPGPierre Achard, médecin Comportementaliste et auteur de plusieurs ouvrages dont Agir pour Réussir chez Maxima, nous éclaire sur les différentes théories liées à l'intelligence et la réussite.

'L'approche de l'intelligence', nous dit-il,   'va au-delà des qualités propres. Il s'agit à proprement parler d'un amalgame de paramètres qui permettent de réussir. Ces paramètres ont été décryptés  par John Stenberg (psychologue travaillant sur les intelligences et la créativité) dans Successfull intelligences. Ce livre, datant de 1997 est particulièrement intéressant, car le point de vue de Stenberg consiste à dire que pour réussir, il ne faut pas simplement avoir un esprit mathématique,  logique ou créatif mais qu'il faut cumuler ces deux volets, en étant surtout tourné vers les autres.'   L'intelligence du succès représente cette capacité à réussir dans la vie en corrélation avec des standards personnels sans prise en compte d'un contexte social.  Les mots clés en sont analyse, créativité et pragmatisme. Les utilisations de traitement de ces compétences sont  l'adaptation, la formation, et la sélection de l'environnement. Pour utiliser au mieux ces capacités, il s'agit de capitaliser sur les forces, tout en corrigeant et compensant les faiblesses.  'D'autres théories sont apparues depuis comme celles liées à l'intelligence émotionnelle,  qui met justement en avant la capacité à aller vers les autres, mais elle est très controversée car cela ne suffit pas' complète le Dr Pierre Achard.

 

 DOSSIER PARU DANS MANAGER d'ENTREPRISE NOVEMBRE 2011

 
Linda Bachammar

Actualités

Article...

Adminsitrateurs de Biens

En savoir plus...

DOSSIER Réussite...

Réussite

DOSSIER REUSSITE, CARRIERE & PROSPECTIVE Pour les dirigeants d'aujourd'hui...


En savoir plus...

Management 9 Juin

Managers

Manager, Un vrai Métier? Découvrez les Nouveaux résultats de...


En savoir plus...

22 Juin Cocktail...

dirigeants

En savoir plus...

Prévention du...

Stress

En savoir plus...

Event Ifag/ LCSN...

Invitation Ifag

Un évènement V.I.P autour de la passion le 3 mars créé en partenariat...


En savoir plus...

LCSN CATALOGUE...

LCSN CATALOGUE

LCSN Formations dévoile son catalogue 2011


En savoir plus...

Addicts au...

conflits

52% des travailleurs font plus de 40 heures par semaine et 14% plus de 50...


En savoir plus...

Solidarité LCSN...

applaudissement

Un évènement charnière pour l'assocaition à la Cour Saint Nicolas....


En savoir plus...

Le MEDEF parle de...

C'est à vous

En savoir plus...

Les Compétences...

Compétences clés du manager efficace

En savoir plus...

Réussir

dirigeants

Dynamiser Votre Capital Réussite, 2 jours pour saisir toutes les...


En savoir plus...

Innovation...

Alain pers - lune

Innovation Pédagogique pour des Managers qui n'ont pas le temps de se...


En savoir plus...

Escapades...

créativité

Un évènement engagement avec l'Association 'Un regard, Un enfant' au profit...


En savoir plus...

Bienvenue sur le...

applaudissement

Comme dans la musique, le théâtre et le sport...


En savoir plus...

EVALUEZ VOUS

Evaluez-vous

Newsletter

Inscription:

VIDEO DE PRESENTATION MALIK BACHAMMAR

Malik Bachammar


Mediapilote   |  propulsé par E-majine