Prévention du stress au travail: la difficulté des entreprises à passer à l'action

PARIS (AFP) - 19.04.2011 15:24

L'analyse des premiers accords sur la prévention du stress au travail, présentée mardi aux partenaires sociaux, montre que le stade du diagnostic est rarement dépassé et que direction et salariés ne sont pas assez impliqués dans la démarche.

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Des employés dans leur entreprise, le 20 octobre 2004 à Paris

L'analyse des premiers accords sur la prévention du stress au travail, présentée mardi aux partenaires sociaux, montre que le stade du diagnostic est rarement dépassé et que direction et salariés ne sont pas assez impliqués dans la démarche.

AFP/Archives - Pascal Pavani

L'analyse des premiers accords sur la prévention du stress au travail, présentée mardi aux partenaires sociaux, montre que le stade du diagnostic est rarement dépassé et que direction et salariés ne sont pas assez impliqués dans la démarche.

"600 accords ou plans d'action ont d'ores et déjà été engagés par les grandes entreprises", a affirmé mardi le ministère du Travail, jugeant "encourageant" ce premier bilan qui concerne "près d'une entreprise de 1.000 salariés sur deux".

Dans son bilan qualitatif, la direction générale du Travail (DGT) relève que depuis l'automne 2009, sur 240 accords conclus, "nombre d'entre eux sont de qualité", avant de pointer un certain nombre d'insuffisances.

En octobre 2009, en pleine série noire de suicides à France Télécom, les grosses entreprises avaient été sommées par le ministre du Travail, à l'époque Xavier Darcos, d'engager des négociations.

Le gouvernement avait choisi la méthode plutôt anglo-saxonne du "name and shame", consistant à rendre publique la liste des bons et mauvais élèves et les entreprises de 1.000 salariés et plus avaient eu jusqu'au 1er février 2010 pour engager une négociation.

Mais la publication de la liste sur internet n'avait duré que 24 heures face à la colère du patronat et signé l'enterrement de l'expérience.

Autre méthode avec Xavier Bertrand: le ministre a demandé à ses services "d'écrire à toutes les entreprises de plus de 1.000 salariés qui n'ont pas engagé de négociation pour leur demander de le faire".

"Je n'étais pas forcément pour le +name and shame+ mais ce retrait brutal et cafouilleux de la liste Darcos a quelque part cassé une dynamique", note Jean-Claude Delgennes, du cabinet Technologia, qui a notamment travaillé sur France Télécom.

Les chiffres semblent aller dans ce sens: seulement une dizaine de nouveaux accords sur les risques psycho-sociaux ont été conclus depuis octobre 2010.

"C'est une étape, il y a tellement eu longtemps un déni total sur les risques organisationnels", commente Jean-François Naton de la CGT. "Mais la parole doit désormais être davantage donnée aux salariés", estime-t-il.

Ce point est d'ailleurs l'une des insuffisances mises en évidence par le rapport de la DGT qui note que l'information des salariés sur les accords est "rarement évoquée" et l'expression des salariés "rarement mentionnée".

Autre mauvais point noté par la DGT: "rares sont les accords qui comportent un engagement précis de la direction".

Les accords "n'engagent pas ou peu les directions d'entreprises", déplore la CFE-CGC, tout comme la CGT qui souligne "l'absence du top management".

"Le management en amont, c'est lui qui définit les stratégies qui devront être appliquées par le management aval, en charge de l'opérationnel", renchérit Jean-Claude Delgennes.

Les méthodes de diagnostic et la mise en place d'un comité de suivi de l'accord ne sont pas non plus exemptes de critiques.

Les questionnaires quantitatifs, mis en place pour sonder les salariés, ont des limites. "Si 10, 15 ou 30% des salariés se disent stressés, comment interpréter ces chiffres", interroge Laurence Théry (CFDT) dans le dernier numéro de Santé au travail.

Par ailleurs, si 65% des accords mettent en place un comité de suivi, ils privilégient une nouvelle instance plutôt qu'une commission au sein du CCE ou du CHSCT.

Ce qui, selon la CFE-CGC, relève "d'une conception manipulatrice du dialogue social qui évite le comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail".

Et qui fait dire à Jean-François Naton: "Le dialogue doit être porté par les délégués syndicaux sinon on va mettre en place des clubs de discussion".

© 2011 AFP

 

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